Réhabilitation neurocognitive

Une approche fondée sur la neuroplasticité pour restaurer les capacités cognitives, sensorielles et motrices altérées après une intervention chirurgicale, une blessure, un traumatisme ou une atteinte neurologique.

Une blessure, un traumatisme ou une atteinte neurologique ne concernent pas uniquement la structure lésée. Ils s’accompagnent d’adaptations du système nerveux susceptibles d’altérer les capacités cognitives, sensorielles et motrices impliquées dans nos actions, idem pour une intervention chirurgicale.

La réhabilitation neurocognitive vise à identifier les capacités altérées et à les solliciter progressivement afin de favoriser la récupération et le retour vers les activités du quotidien, professionnelles ou sportives.

Thérapie miroir (technique d'imagerie mentale)

AU-DELÀ DE LA ZONE BLESSÉE

Une blessure modifie aussi le contrôle du mouvement

Après une blessure, les adaptations ne se limitent pas aux tissus lésés. Les informations sensorielles, le contrôle neuromusculaire et l’organisation cérébrale du mouvement sont également modifiés.

Ces adaptations peuvent diminuer l’automatisation du mouvement, augmenter son coût cognitif et modifier la façon dont le système nerveux utilise les informations sensorielles pour produire une réponse motrice adaptée.


Réhabiliter une blessure, c’est donc aussi réhabiliter la manière dont le système nerveux perçoit, contrôle et organise le mouvement.

INDICATIONS

Dans quelles situations la réhabilitation neurocognitive peut-elle intervenir ?

La réhabilitation neurocognitive s’adresse aux situations dans lesquelles une blessure, une intervention chirurgicale, un traumatisme ou une atteinte neurologique a altéré certaines capacités cognitives, sensorielles ou motrices. L’accompagnement est construit en fonction de la nature des altérations et de leurs conséquences dans la vie quotidienne, professionnelle ou sportive.

Blessures récidivantes ou chroniques

Les adaptations du système nerveux consécutives à une blessure modifient le contrôle neuromusculaire et sensori-moteur. Leur prise en compte permet d'agir sur des composantes qui peuvent persister au-delà de la récupération des tissus et participer aux problématiques de récidive.

Commotions cérébrales

La commotion perturbe de nombreuses fonctions neurocognitives : attention, mémoire de travail, vitesse de traitement, processus visuospatiaux et visu-attentionnels, ainsi que l'efficacité du contrôle sensori-moteur. La réhabilitation vise à restaurer progressivement ces capacités.

Traumatismes, accidents et suites d'intervention

Les altérations neurocognitives peuvent également survenir en dehors du contexte sportif : traumatisme crânien, accident ou suites de certaines interventions. La réhabilitation permet alors de travailler spécifiquement les capacités affectées afin d'accompagner la récupération fonctionnelle.

Atteinte neurologique

Après un AVC ou dans le cadre d'une atteinte neurologique, la réhabilitation neurocognitive permet de travailler les fonctions altérées afin de favoriser leur restauration ou le développement de stratégies compensatoires.

Une réhabilitation construite à partir de vos capacités

Les conséquences d’une blessure, d’une intervention chirurgicale, d'un traumatisme ou d’une atteinte neurologique diffèrent d’une personne à l’autre. La réhabilitation est donc construite à partir des capacités altérées, de leurs répercussions fonctionnelles et des objectifs propres à chaque personne. 

Les situations proposées sollicitent de manière progressive les dimensions cognitives, sensorielles et motrices concernées. Elles évoluent au fil de la récupération afin de favoriser le transfert des capacités travaillées vers les activités du quotidien, professionnelles ou sportives.

Lorsque la situation nécessite un suivi médical ou paramédical, la réhabilitation neurocognitive intervient en complément de celui-ci et s’intègre dans le parcours de récupération de la personne.


Identifier précisément les capacités altérées permet d’orienter le travail vers les fonctions qui nécessitent d’être restaurées ou compensées. Un profilage neurocognitif peut ainsi constituer le point de départ de l’accompagnement

Lisez le témoignage de Juan Cruz

RUGBY À XV · RÉATHLÉTISATION

Juan Cruz Mallía

International argentin · Stade Toulousain

5× champion de France Top 14 · 2× champion d’Europe Champions Cup · Vainqueur de la Currie Cup First Division · Vice-champion de Super Rugby · Vainqueur de l’Americas Pacific Challenge

« Son accompagnement a été très important à une étape clé de ma rééducation du genou. Nous avons travaillé avec des exercices de coordination et de contrôle, principalement axés sur le mental, qui m’ont permis de solliciter mon genou d’une manière différente.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que ces exercices me permettaient de rester concentré sur la tâche plutôt que sur ma blessure, m’aidant ainsi à retrouver progressivement confiance et sécurité dans mes mouvements. »